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| Kevin Parent |
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Sa vie en 11 chansons
Kevin Parent... tel est le titre de son quatrième album. Son nom, comme une invitation à la suivre dans cette belle aventure. Pour les lecteurs du cahier Week-end, l’auteur-compositeur raconte la petite histoire de chacune de ses chansons. 1-Mon pays«Je décris un portrait de ce que je vois de la région de chez nous, en Gaspésie, où parfois il y a du laisser-aller, où parfois la tristesse et la naïveté prennent le dessus, mais aussi où il y a la nature, la force qu’on reconnaît dans les gens.»
2-Besoin d'amour«C’est une fraternité, une chanson d’amitié, paternelle, fraternelle, qui veut simplifier les choses. Une chanson plus de gars, je dirais.»
3-Cachemire
4-Trop de temps«C’est l’histoire d’une amie qui arrivait de voyage et qui avait un petit down. En voyage, tu es loin de ton quotidien, tu te laisses aller et tu ouvres tes ailes; à ton retour, tu sens tout à coup les exigences de ta famille, de tes proches qui attendent des choses de toi. Tu peux prendre du temps de repousser avec amour ceux qui prennent trop de ton temps: va dans l’introspection, respire, prends le temps d’installer ton chez-toi, fais ton petit cocon, ton havre de paix. C’est une question de grandir, mais vers l’intérieur plutôt que de toujours vouloir voyager loin.»
5-Chevaux sauvages«C’est le contraire de trop de ton temps, on part à l’aventure. Le goût de prendre son sac à dos, d’aller sentir les odeurs du monde, juste voyager. J’ai déjà beaucoup voyagé, mais là, je suis un petit peu plus moumoune à prendre l’avion. Mais un jour, je reprendrai le large. Présentement, dans ma vie, juste de prendre une longue marche de bois me permet de décrocher d’une manière tout aussi apaisante.»
6-Rage de vivre«C’est la partie de moi qui me suit. Ce sont mes angoisses de toujours, cette même énergie avec la chanson Seigneur de mes débuts; de mon éternel adolescent qui m’habite, de la quête de la paix, des bonnes valeurs. C’est pour me rappeler que je viens de cette place-là. Je suis croyant. Je parle ici de spiritualité, de la reconnaissance de la vie. Je trouve cela aberrant et très ignorant de penser que l’homme est roi et maître de tout ce qui se passe. Il y a trop de choses qui sont bien faites dans la nature, c’est impossible que l’homme ait tout inventé cela. Je trouve que c’est l’fun d’avoir une belle reconnaissance de la vie, de vouloir faire une belle job de notre vie, de s’accomplir, et ça n’a rien à voir avec le curé qui moleste des enfants ou le Vatican, où on ne parle pas de la même chose. On parle ici de l’espoir, de la rage de vivre.»
7-Prends-moi comme chus«C’est la chanson qui résume en gros assez bien l’album: on veut tous se faire prendre pour qui on est, on veut tous être bien avec qui on est, on veut tous s’assumer. Des fois, on joue des games pour faire plaisir à notre patron, à notre blonde, à notre chum, à notre amoureux. On veut tous être bien et avoir le sourire aux lèvres en se faisant prendre pour qui on est et en rire. C’est de dédramatiser et de dire: "c’est ça, on vit".»
8-La petite sirène«C’est un texte que j’ai écrit en anglais et traduit. Il y a un côté très marin, ça me fait penser à la Gaspésie. Stéphanie Boulay, c’est la choriste qui chante avec moi. Elle a une superbe voix, elle vient de la Gaspésie aussi. C’est un beau clin d’oeil à tout cela, cette chanson.»
9-Provocateur«Une autre chanson écrite en anglais il y a deux ans que j’ai traduite. C’est plutôt le gars qui arrive en ville, le fils à papa qui se prend un peu au sérieux, qui est un peu superficiel, arrogant, dans un monde où on prend tout pour acquis. Ça me fait penser un peu à la rue Saint-Laurent, où les gars se la jouent gros. Ils prennent pour acquis leurs jobs, l’argent, les femmes et leur esthétique... cette chanson-là leur dit: "Mais pour qui tu te prends?"»
10-Gaspésie«C’est un beau clin d’oeil aux gens de chez nous, d’où je viens. C’était presque une joke au début. J’ai écrit le bout de texte pour mon grand-père de 93 ans, Aldéric. J’en chantais des bouts et là, je voyais les gens de par chez nous rire et avoir du fun à l’entendre. Au début, ça faisait comme une parodie et je me suis dit: "Il y a quelque chose de beau dans la simplicité de cette chanson-là". C’est la vie. Mon drummer Michel Roy, aussi gaspésien, chante avec Stéphanie et moi, ce qui donne une saveur bien gaspésienne, qui est palpable et qui me rassure. D’ailleurs, j’ai failli appeler l’album Miguasha, mais je n’ai pas pris des photos de làbas... le matériel n’allait pas totalement pour un album concept, mais j’ai d’autres chansons et le prochain album aura pour nom Miguasha».
11-Le lpus grand des hommes«C’est une triste réalité de la région où certains gars ont de la misère à communiquer et, malheureusement, la drogue est très, très dévastatrice, pas juste en ville, mais aussi en région. Il y a un isolement qui se fait. Des fois, quand les gens s’emmerdent un peu, ils veulent se stimuler et ne prennent pas le bon chemin. Cette chanson est un témoignage d’un bon ami qu’on avait et qui s’est enlevé la vie. C’était un gars vaillant, solide, excessivement fort, mais à cause de cette merde de drogue, il s’est perdu.»
Source : Canoé
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